Soli Deo placere desiderans 


Saint Benoît devint ermite pour n’exister que pour Dieu :

Saint Grégoire : “Seul sous le regard du suprême témoin, il habita avec lui-même”


Portrait de Saint Benoît par notre pape Benoit XVI


La naissance de saint Benoît se situe autour de l’an 480. Il provenait de la région de Nursie. Ses parents, qui étaient aisés, l’envoyèrent suivre ses études à Rome pour sa formation. Il ne s’arrêta cependant pas longtemps dans la Ville éternelle. (...) Grégoire mentionne le fait que le jeune Benoît était écoeuré par le style de vie d’un grand nombre de ses compagnons d’étude, qui vivaient de manière dissolue, et qu’il ne voulait pas tomber dans les mêmes erreurs. 

Ainsi, avant même la conclusion de ses études, Benoît (...) se retira dans la solitude des montagnes à l’est de Rome. Après un séjour dans le village d’Effide où il s’associa pendant un certain temps à une “communauté religieuse” de moines, il devint ermite non loin de là, à Subiaco. Il y vécut pendant trois ans complètement seul dans une grotte qui, depuis le Haut Moyen Age, constitue le “coeur” d’un monastère bénédictin appelé “Sacro Speco”.

La période à Subiaco, une période de solitude avec Dieu, fut un temps de maturation pour Benoît. Il dut supporter et surmonter en ce lieu les trois tentations fondamentales de chaque être humain : la tentation de l’affirmation personnelle et du désir de se placer lui-même au centre, la tentation de la sensualité et, enfin, la tentation de la colère et de la vengeance. Benoît était en effet convaincu que ce n’était qu’après avoir vaincu ces tentations qu’il pourrait adresser aux autres une parole pouvant être utile à leur situation de besoin. Et ainsi, son âme désormais pacifiée était en mesure de contrôler pleinement les pulsions du “moi” pour être un bâtisseur de paix autour de lui. Ce n’est qu’alors qu’il décida de fonder ses premiers monastères dans la vallée de l’Anio, près de Subiaco.

Saint Benoît